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#LoiTravailNonMerci La FPH aussi concernée !

La Loi travail (El Khomri ), au prétexte de lutter contre le chômage, s'attaque aux droits des travaileurs/ses. La jeunesse ne s'y trompe pas en la combattant. Elle paie si cher le tribut du chômage et de la précarité. Et la Fonction Publique ? Elle n'en est pas moins concernée ! S'il faut encore raison pour nous mettre tou-tes en grève et descendre dans la rue ! Pensons à nos conjoint(e)s, enfants, famille, amisâ?¦ Si la digue protectrice du Code du travail tombe, nul doute que ces régressions impacteront sur le secteur privé comme public !


Le Droit du travail en première visée

Cette loi casse toute la logique de protection des travailleurs/ses, essence de son existence. Le code du travail a été instauré en 1927, notamment suite à la catastrophe de Courrières (1200 victimes). Cette loi vient changer la logique de ce code qui protège les salarié-es des logiques capitalistes et patronales. Le MEDEF se lèche les babines. Cette loi inverse les choses, redonne au patronat la main contre les droits et garanties des travailleurs/ses. Elle encouragera le chômage et ne fait que favoriser les thèses asociales du MEDEF. On connait le résultat : chômage croissant (6 millions de chomeur/ses dont 25% de jeunes) et toujours plus de précarité chez les salarié-es. Nos gouvernements ont cédé à coup d'exonération de cotisations sociales et de casse des droits des salarié-es : baisse du coût de travail, recul des protections sociales, des retraites, et réorganisation des temps de travail.
Au nom d'une lutte contre le chômage, ils tentent d'imposer des mesures de flexi-sécurité. C'est la totale liberté sur le droit de licencier, le droit d'organiser le temps de travail, la rémunération et la sécurité des salariés. C'est la fin des grands textes protecteurs : conventions collectives (secteur privé) et statuts (secteur public). Liberté de licencier en assouplissant les conditions sur le plan juridique et sur le plan indemnitaire. Liberté d'organiser le temps de travail en tuant les 35 heures et en impulsant des modifications sur les durées de travail (quotidienne, hebdomadaire, mensuelleâ?¦ pluriannuelle). Liberté de casser les droits de salarié-es : Salaire, garanties socialesâ?¦ en négociant directement avec eux, dans une relation où ces derniers restent dans la subordination. Pour le MEDEF, il s'agit bien d'individualiser encore plus le monde du travail et de casser les solidarités qui subsistent tel que le code du travail, la protection socialeâ?¦ Quelle meilleure méthode pour s'arroger encore plus les profits produits par le collectif et être assuré de renforcer son pouvoir ?

Et la FPH dans tout ça ?

Comment croire qu'une telle dégradation des droits du travail épargnera la Fonction Publique ? La Fonction Publique Hospitalière est soumise à la privatisation par les Groupements Hospitaliers de Territoires et les Groupements de coopération sanitaire qui favorisent la coopération publique / privée. Elle dépend directement du financement de la Sécurité Sociale. Nous n'échappons pas à la baisse des rémunérations (Gel de la valeur du point d'indice, modification des évolutions de carrièreâ?¦), à la dégradation des conditions de vie au travail (12h, casse des accords RTT, non respects de la réglementationâ?¦.). Pourtant la peur change de camp ! Devant l'alliance de la jeunesse et des salarié-es (public/privé), l'Etat cherche à calmer le jeu en annonçant une revalorisation de 1,2% du point d'indice, l'élection présidentielle approche vite maintenant. Mais ne vaut-on pas mieux que ça ?

Le 31 Mars ! Ne laissons plus faire !

On vaut mieux que ça !

(voir notre tableau d'analyse ci-dessous)

Hospitalières, Hospitaliers,

Nous subissons le manque constant de personnel. Nos cadences de travail s'accélèrent, nous travaillons perpétuellement à flux tendus. Le moindre arrêt de travail désorganise notre travail et pèse directement sur nos conditions de vie. Nous empilons les heures supplémentaires que les directions peinent à reconnaître, et encore plus à indemniser. Les horaires dérogatoires sont légion, nous sommes constamment rappelés chez nous pour venir remplacer. La transposition de cette loi dans la Fonction Publique Hospitalière permettra de normaliser, et d'organiser en permanence, tout cela !
La flexibilité, la compétitivité, c'est ce que nos directions " d'usines à soin " réclament en permanence. Il ne fait aucun doute que le lobby des directeurs d'hôpitaux (FHF), qui réclame déjà depuis longtemps des mesures du même acabit, dès que cela sera possible appliquera ces régressions dans la FPH.

SUD Santé Sociaux (Union Syndicale SOLIDAIRES), revendique

  • Les 32h/semaine
  • Une revalorisation salariale immédiate (smic à 1700â,¬/net, équivalente à 60 points d'indice).
  • La disparition des contractuel-les par la titularisation.
  • L'égalité salariale entre les femmes et les hommes.
  • L'intégration des primes dans le traitement indiciaire â?¦

Seules mesures qui peuvent sauver notre protection sociale et lutter efficacement contre le chômage et la précarité.

Ils sont le virus, nous sommes le vaccin !

Qui peut encore croire le MEDEF et les gouvernements ?
Les cadeaux fait par l'Etat au détriment des salariés n'a fait qu'instaurer plus de chômage, plus de précarité sociale, sanitaire et financière pour une grande frange de la population.
La philosophie de cette loi est simple :
Faire travailler plus ceux qui ont déjà un travail, au détriment de ceux qui n'en ont pas et développer, comme en Angleterre ou aux Etats-Unis, les jobs sans qualifications, corvéables et sous-payables à merci.
L'ennemi n'est pas la finance mais le " travailleur ", les syndicats, les 35 heures, la Sécu et le code du travail.

Nous sommes 1 million d'hospitaliers, 5 millions de fonctionnaires ! En nous mobilisant dès à présent en masse, nous contribuerons de manière décisive à contrecarrer cette philosophie et à relancer une dynamique de justice sociale pour tou-tes les travailleuses et travailleurs. Les dernières annonces du gouvernement sur la Loi El Khomri, nous démontrent qu'ils restent ancrés dans cette logique, synonyme de précarité pour tous les salarié-es et surtout toute la jeunesse.
Ce texte continue à diminuer les droits des salarié-e-s et à accroître la précarité, notamment des jeunes. Face au chômage et à la précarité auxquels sont confrontés les salarié-e-s, les femmes et les jeunes en particulier, l'urgence est à la conquête de nouveaux droits. Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires (SUD), UNEF, UNL, FIDL) ont soutenues les actions du 09, 17 et 24 mars. Elles confirment leur appel à la mobilisation par la grève et les manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et enfin pouvoir reconquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

Le 31 Mars ! Ne laissons plus faire !

On vaut mieux que ça !
Toutes et tous en action