OSONS DIRE NON !
Dans un MEPRIS TOTAL, les salariés de l'ensemble du secteur sanitaire, médico-social et social subissent un peu plus chaque jour la dégradation de leurs conditions de travail, les manques d'effectifs, la
flexibilité accrue, la précarité avec remises en cause des statuts et des conventions collectives et l'indivualisation des salaires dits "au mérite".
L'origine des attaques :
Les salariés des secteurs sanitaire, médicosocial
et social subissent les conséquences des choix politiques du gouvernement sur la Protection Sociale en général et la Sécurité Sociale en particulier
Cela entraîne une dégradation des conditions de travail par la compression des effectifs, les non remplacements, la déqualification
des plateaux techniques. Une seule idée, travailler plus avec moins!
Cette réduction des coûts et cette mise en concurrence des établissements s'accompagnent de restructurations, de fermetures,
de licenciements, et préparent la marchandisation de ces secteurs.
L'outil central de cette manoeuvre est la loi HPST (hôpital, patients, santé, territoires).
Cette Loi adoptée en 2009 contient toutes les dispositions à même de détruire notre système de santé et médico-social public et associatif en basculant le maximum d'activités hospitalières et médicosociales
rentables vers le secteur lucratif.
C'est le rôle dévolu aux Agences Régionales de Santé (ARS) directement sous la coupe du ministère, qui ont tout pouvoir
sur les établissements.
Malgré plusieurs luttes contre cette politique, le gouvernement sourd aux revendications légitimes des salarié-e-s et des populations, poursuit la mise en oeuvre du programme du Medef, accentuant la casse de la protection sociale (retraite, assurance maladie, dépendance, etc.) et la destruction du secteur public et non lucratif.
Il est de la responsabilité des organisations syndicales des salarié-e-s du sanitaire et du social d'organiser les résistances, soutenir les luttes et entraîner un large mouvement unitaire autour d'une idée simple :
OSONS DIRE NON !
Dire NON! aux sous effectifs qui conduisent à la maltraitance institutionnelle.
Dire NON! aux rappels téléphoniques à domicile
Dire NON! à la restriction de la liberté de parole
Dire NON! aux bas salaires et à l'individualisation des rémunérations
Dire NON! à la précarité dans l'ensemble des secteurs
Dire NON! aux pertes du droit aux congés
Le refus de se taire, le droit de ne plus subir doit être collectif.
**Oser dire NON tous les jours
c'est imposer un changement de politique dans nos établissements.**